Résultat des comptes de l'exercice 2010

Catégorie : Actualités générales

Les comptes de l’année 2010 sont à nouveau dans le noir, mais il n’y a pas lieu d’être trop euphorique. Ce résultat est le fruit de la maîtrise des charges et du bon exercice réalisé par le service des énergies. Cependant, nous devons remarquer un ralentissement au niveau des recettes fiscales, principalement pour les impôts sur les personnes morales.

 

La marge d’autofinancement a sensiblement diminué pour s’établir à 22.6 millions en 2010. C’est nettement moins que ces dernières années, puisque nous étions régulièrement proches des 30 millions. Additionné au fait que les investissements ont pris l’ascenseur (+ 11 millions par rapport à 2009), cela influence notablement notre endettement net qui augmente, ceci pour la 1ère fois depuis 10 ans. Les liquidités à disposition en début d’exercice ont permis à la commune de ne pas augmenter la dette à long terme, mais il n’en sera très certainement pas de même en 2011.

 

L’excédent de revenus de l’exercice se monte à Fr. 1'907’845.- contre une perte de Fr. 414’800.- prévue initialement, soit une amélioration du résultat de Fr. 2'322’645.- (1.2 % du total du budget).

 

Par rapport au budget, les dépenses totales augmentent de Fr. 1'098'709.- (+ 0.6 %), alors que les revenus s’accroissent de Fr. 3'421’354.- (+ 1.8 %). Lorsque nous comparons les dépenses courantes (le total des dépenses moins les amortissements, les attributions aux fonds et les imputations internes), nous constatons que les charges effectives sont inférieures aux charges budgétées (Fr. 141'084’649.- vs Fr. 145'843’220.-, soit - 3.3 %). La maîtrise des charges de fonctionnement représente donc un élément important qui contribue au résultat positif pour l’année 2010.

 

L’écart par rapport à l’excédent de charges budgété s’explique principalement par une amélioration du résultat du service des énergies de 3.8 millions. Le décompte final de la péréquation intercommunale 2009 s’est soldé par un montant en notre faveur de 2.2 millions. La charge supplémentaire sur la facture sociale 2009 a été prélevée au fonds de réserve pour égalisation du fonds de péréquation (pas d’impact sur les comptes 2010). La vente de différentes parcelles a permis de comptabiliser un bénéfice d’environ 0.5 million. Les charges de personnel (sans le service des énergies puisque compris dans le résultat de 3.8 millions) ont été de près de 1 million en dessous du budget, notamment en raison de différents engagements différés. Le niveau des taux d’intérêts et la stabilité de la dette ont contribué à améliorer le résultat d’environ Fr. 400'000.-.

 

L’impôt sur le revenu des personnes physiques est supérieur de plus de 2.7 millions par rapport au budget 2010, mais ces recettes sont en dessous des comptes 2009. L’écart le plus sensible provient des recettes sur les personnes morales (- 3.3 millions). Au niveau de l’impôt sur le bénéfice, plusieurs taxations définitives des années précédentes ont eu pour conséquence des remboursements importants comptabilisés dans le bouclement 2010. De plus, la nouvelle loi qui permet aux sociétés de déduire l’impôt payé sur le bénéfice de l’impôt sur le capital a des répercussions plus grandes que celles qui avaient été estimées par le canton. Nous constatons une diminution des impôts sur les successions et les donations (- Fr. 576'000.-).

 

La marge d’autofinancement se monte à Fr. 22'600’157.- pour l’année 2010, soit une amélioration de

Fr. 7’829’357.- par rapport au montant budgété. Comme indiqué ci-dessus, ce résultat s’explique principalement par la diminution des dépenses courantes et par le bon résultat du service des énergies.

 

Les investissements nets pour l’année 2010 se sont montés à Fr. 31'343’059.-. La commune a pris des parts dans diverses sociétés pour la somme de Fr. 368’909.-. L’insuffisance de financement est donc de Fr. 9'111’811.-. Le Conseil communal a voté pour près de 64 millions de crédits d’investissements en 2010.

 

Les investissements à consentir ces prochaines années sont importants. Consciente de cette situation, la Municipalité veille à définir des priorités de manière à réaliser les projets qui sont indispensables afin d’accompagner le développement de la ville et de créer les infrastructures nécessaires. Il ne sera cependant pas possible à court terme d’éviter une augmentation de la dette. La croissance de la population permettra cependant d’absorber en partie les coûts liés à ces investissements.

 

Il convient donc de rester très vigilants afin d’éviter de voir exploser la dette à long terme de la Commune. Les grandes ambitions que nourrit Yverdon-les-Bains ne doivent pas se concrétiser en faisant fi d’une saine gestion des finances publiques. A ce sujet, il est à relever que l’ensemble de l’administration est consciente de ce défi, et que chaque service fait des efforts importants pour respecter les budgets et gérer au plus près les dépenses de fonctionnement.


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