Archives manuscrites

Croquis de New York de Christoph von Graffenried

 

La bibliothèque d'Yverdon possède dans son fonds ancien un croquis du panorama de New York vu depuis la mer réalisé par Christoph von Graffenried.

 

Pour voir le croquis tel qu'il se présente, cliquez ici.

 

Pour voir un montage mettant côte à côte les deux parties du dessin, cliquez ici.

 

Pour plus d'informations sur Christoph von Graffenried, voir ici la page qui lui est consacrée dans le Wikipédia.

 

Christoph von Graffenried (1661-1743) était un noble bernois, bailli d'Yverdon de 1702 en 1708. En 1710, il quitte la Suisse pour fonder en Amérique la colonie de New Bern. Toutefois l'entreprise se passe mal. En 1714, la colonie est décimée par les maladies, le manque de nourriture et les attaques des Indiens autochtones. Christoph von Graffenried est contraint de quitter l'Amérique. Il retourne alors à Berne où il mourra en 1743.

Archives de Roger de Guimps

 

Plan de classement 

 

Histoire de la famille : Roger de Guimps est un descendant de la famille Cosson, originaire de France. A la fin du XVIIe siècle, la famille achète le château dominant le village de Guimps, dans le département de Charente, et en acquiert la baronnie. Lorsqu’en 1789 les biens du peuple sont réquisitionnés pour les besoins de la Révolution, la famille de Guimps est ruinée et les deux jeunes barons, François-Roger (-1818) et Jean-Anne (1753-1819), fuient en Suisse. Ayant passé la frontière, François-Roger s’établit pendant quelques années à Genève avant de retourner en France, tandis que Jean-Anne s’installe à Yverdon. En 1801, il épouse Caroline-Elisabeth-Marie Burnand (1774-1819) avec qui il a un fils, Roger de Guimps (1802-1894). Ayant fait la connaissance de Pestalozzi grâce la famille de Caroline Burnand, Jean-Anne Cosson de Guimps choisit de placer son fils dans l’Institut de celui-ci. Roger de Guimps y étudie de 1808 à 1817, date à laquelle il part à Paris avec sa famille pour préparer son entrée à l’Ecole Polytechnique. Malgré le décès de ses deux parents en 1819, Roger de Guimps continue sa préparation et étudie à l’Ecole Polytechnique de 1822 à 1824. Il retourne ensuite à Yverdon et épouse, en 1826, Amélie Hangard qui lui donne trois fils. L’un d’entre eux, Charles, meurt très jeune. Gustave (1830-1888) fait une carrière militaire en France et en Algérie avant de revenir s’établir en Suisse, où il devient syndic d’Yverdon. Il se marie avec Juliette Loup, dont il aura deux fils, tous deux décédés très jeunes, et une fille, Cécile (1868-1962), qui épousera le Neuchâtelois Maurice du Bois. Le troisième fils de Roger et Amélie de Guimps-Hangard, Jules-Henri (1834-1859), décède de la tuberculose à l’âge de 25 ans, alors qu’il suivait des études de droit.

 

Histoire du fonds : la majeure partie des documents contenus dans le fonds a été progressivement réunie par la famille de Guimps et conservée dans la maison de famille, rue du Four 25, à Yverdon-les-Bains. C’est ainsi qu’ils sont arrivés entre les mains de Madame Jane-Marie Wust-Vaucher, fille d’Alfred Vaucher, devenu propriétaire de la maison après la famille de Guimps. En 1997, celle-ci les confia à Madame Jacqueline Cornaz-Besson, présidente d’honneur du centre de documentation et de recherche Pestalozzi, qui souhaitait alors mieux connaître Roger de Guimps. Madame Cornaz-Besson entreprit l’étude de ces archives, qui aboutit à une publication : Roger de Guimps à Yverdon, chronique familiale, Yverdon-les-Bains, 2000. Lors de ses recherches, elle a ajouté au fonds des documents glanés à divers endroits : le manuscrit du texte que Roger de Guimps soumit au concours de l’Académie des Sciences morales et politiques de Paris en 1848 fut donné à Madame Cornaz-Besson par Monsieur. Pierre Javet, de Grandson, qui l’avait acheté dans une brocante. Des copies de lettres que Roger de Guimps échangea avec l’instituteur du village de Guimps furent envoyées depuis la France par Christian Deguimp. D’autres éléments de documentation, comme des copies de portraits ou d’articles de journaux ont également été ajoutés au fonds. Après la publication de son étude, en 2001, Madame Cornaz-Besson a fait don du fonds à la Bibliothèque Publique d’Yverdon-les-Bains, où il est actuellement conservé.

 

Traitement du fonds : au cours de ses recherches, Madame Cornaz-Besson a réalisé un important travail d’identification des pièces, les organisant selon un classement dont le critère principal était la nature des documents. Afin de donner au fonds un ordre plus chronologique, en avril 2007 les documents ont été reclassés selon les personnes qu’ils concernaient. Le précieux travail de Madame Cornaz-Besson a été conservé lorsque cela était possible : des analyses qu’elle avait faites accompagnent notamment les lettres de Jules et Gustave de Guimps et son plan de classement se trouve à la fin de l’inventaire.

 

Contenu du fonds :

Roger de Guimps :

La partie consacrée à Roger de Guimps se compose de plusieurs sections, les plus importantes étant celle concernant la gestion de ses domaines, où l’on découvre l’étendue de ses propriétés [cotes 10 à 13], et les textes manuscrits. Ceux-ci révèlent les deux intérêts principaux de Roger de Guimps : la pédagogie et l’agriculture. Parmi les textes, on trouve des manuscrits d’œuvres qui furent publiées (un travail sur Pestalozzi, Le Nouveau Livre des mères, Philosophie et pratique de l’éducation) mais aussi des textes inédits (des rapports sur divers sujets scolaires, des études sur la viande de cheval ou de petits textes moraux). Des documents relatifs à un concours qui eut lieu en 1841 dans le but de choisir un nouveau manuel pour l’enseignement de la langue maternelle, notamment certains des critiques que fit le jury sur les diverses propositions, se trouvent dans le fonds. De ses papiers personnels, on peut mentionner l’existence d’un petit journal qu’il tenait pendant ses études à Paris ainsi que quelques lettres reçues (des photocopies de la correspondance qu’il entretint avec l’instituteur du village de Guimps ont été ajoutées au fonds par la donatrice).

Ses ancêtres :

Le fonds contient quelques pièces plus anciennes ayant appartenu à Louis Cosson (mort en 1761), arrière-grand-père de Roger de Guimps, et à Pierre Cosson (1722-1790), son grand-père [1 et 2]. Il contient aussi des manuscrits de son père, Jean-Anne Cosson [3], et une grande quantité de traductions faites par sa mère, Caroline Burnand [6].

Son épouse :

Les documents provenant d’Amélie Hangard [20 à 22], consistent essentiellement en des papiers de famille, de la correspondance et des pièces liées à sa tante Henriette de Félice.

Ses enfants :

De ses enfants, Gustave et Jules-Henri, nous conservons avant tout un grand nombre de lettres envoyées à leur mère [24 et 26]. Gustave nous a également laissé des documents relatifs à ses activités d’administration des domaines familiaux et de président de la Société d’agriculture d’Yverdon-les-Bains. Une boîte d’archives contenant des livres de comptes ayant appartenu à l’épouse de Gustave, Juliette Loup, se trouve sous la cote [29].

Sa petite-fille :

Peu de documents de Cécile du Bois-de Guimps se trouvent dans le fonds ; en revanche, une série d’articles sur le Maroc écrits par son époux, Maurice du Bois, et ayant paru dans le Journal d’Yverdon y est conservée.

Documents sans lien évident avec un membre de la famille :

Un ensemble de pièces hétéroclites a été classé à la fin de l’inventaire. On y trouve des éléments apportés par Madame Cornaz-Besson, tel un annuaire de l’Ecole Polytechnique de Paris [39], servant à montrer quels cours Roger a pu suivre, ou le plan de classement selon lequel elle avait initialement organisé le fonds [35]. Un livre de copies de lettres ayant appartenu à la famille Rusillon [37], des parchemins évoquant différents actes notariés [36] et deux fers de mulet [40] font partie des autres objets impossibles à attribuer à un membre particulier de la famille de Guimps.

 

BIBLIOGRAPHIE :

CORNAZ-BESSON, Jacqueline, : Roger de Guimps à Yverdon, chronique familiale, Yverdon-les-Bains : éd. de la Thièle

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