Introduction

Les plus anciennes traces d'une présence humaine à Yverdon-les-Bains remontent au néolithique. Elles sont attestées par le champ des menhirs de Clendy, remis en valeur en 1986. La tradition aime à répéter que le petit bourg helvète d'Eburodunum faisait partie des douze cités incendiées par leurs habitants lors de leur émigration en Gaule. Faute de documents, on en est réduit à se contenter de cette hypothèse pour relier l'Yverdon anté-historique aux commentaires de Jules César. Toutefois, des découvertes archéologiques très récentes, et qui ont mis à jour un pavage de ruelle et une palissade supposée border un village, semblent donner quelque consistance à ce postulat. Yverdon entre véritablement dans l'histoire avec la reconstruction par les Romains du village abandonné par les Helvètes. Modeste cité regroupant un millier de soldats, artisans et bateliers, elle n'en exploitait pas moins la source thermale qui existe encore de nos jours et en amenait l'eau à l'intérieur du Castrum, situé à l'emplacement du cimetière actuel, au moyen de tuyaux dont plusieurs vestiges ont été mis à jour. 

1260 : le noyau de la ville actuelle est construit 

Après la disparition de l'Eburodunum romain suite aux invasions barbares, et avec l'absence de documents du haut Moyen Age, ce n'est qu'au XIIIe siècle qu'Yverdon affirme sa présence grâce à son appartenance savoyarde. Ayant hérité de la seigneurie d'Yverdon, Pierre de Savoie comprit rapidement la nécessité de créer un centre urbain lui procurant une base solide dans la région: c'est ainsi qu'en 1260, il fonda de toutes pièces la "ville neuve" tant pour des raisons militaires que géographiques. Sur les plans anciens et sur les photographies aériennes, on reconnaît fort bien ce lieu fermé qui est encore le cœur de la ville actuelle, avec sa forme elliptique, enserrant les trois rues étroites de l'époque. Au cours des siècles, ce noyau trop compact éclata et la population grandissante s'installa hors des murs où l'espace disponible était alors quasi illimité. C'est pourquoi la ville présente aujourd'hui encore un tel éparpillement de maisons et de blocs locatifs qui, peu à peu, ont formé des quartiers nouveaux. De 2'000 habitants au XVIIIe siècle, on a passé à 8'000 en 1900, 12'000 en 1950 et quelque 30'000 en 2016. Dès sa création, la prédominance économique de la petite cité fut marquée par la tenue d'un marché tous les jeudis et d'une foire annuelle de trois jours en automne. Yverdon, place forte, "clé du Pays de Vaud", était le lieu de passage ou de croisement pour les relations commerciales, non seulement dans l'axe Léman-Neuchâtel, mais encore entre Plateau et outre-Jura. Le trafic par la Thièle et le lac d'une part, par des routes favorables d'autre part, donna aux bateliers et charretiers une importance grandissante. Compagnies et corporations de métiers s'y développent. 

Guerres, incendies et retour à la stabilité sous le régime bernois

Après environ trois siècles d'appartenance savoyarde, Yverdon-les-Bains subit les contrecoups des guerres de Bourgogne et des expéditions militaires des Confédérés. Après avoir été incendiée en 1476, elle renonce en février 1536 à résister après quelques jours de siège et se rend aux troupes de Naegeli: la période bernoise commence. Après les troubles du XVIe siècle, et alors que la confusion et la guerre règnent encore dans les pays voisins, les Yverdonnois connaissent une période d'ordre et de paix grâce à un gouvernement ferme, mais équitable. Murailles, tours, clochers sont reconstruits et consolidés, des magasins, entrepôts et halles nouvelles sont édifiés. Berne s'intéresse très activement à la création et au développement des écoles: en 1618 est créé ce qui deviendra plus tard le collège secondaire. Pour faciliter le commerce local, les routes principales sont refaites et entretenues et un service postal régulier est institué. Enfin, le canal d'Entreroches est aménagé. Il assure la communication par eau entre Cossonay et le lac de Neuchâtel; de là, le trafic continue par l'Aar et le Rhin. On apprend même avec surprise qu'au milieu du XVIIIe siècle un bateau ponté s'en va chaque printemps d'Yverdon jusqu'à Londres ! 

Les années lumières du XVIIIe : Jean-Jacques Rousseau, Haldimand et naissance d’Yverdon-les-Bains !

La seconde moitié du XVIIIe siècle fut pour Yverdon-les-Bains la période la plus brillante de sa vie intellectuelle: le savant Elie Bertrand fonde la société économique d'où seront issus le Musée et la Bibliothèque publique. Le célèbre imprimeur de Félice installe ses presses à la rue du Lac. Il en sortira la grande Encyclopédie, œuvre de réputation européenne de 58 volumes. Jean-Jacques Rousseau se réfugie chez son ami Roguin. En 1762, il fait présenter son opéra "Le Devin du Village" dans la grande salle de l'Hôtel de Ville. De grands capitaines et stratèges s'enrôlent au service étranger et reviennent finir leurs jours dans leur ville natale: les Doxat, Haldimand, Roguin, Treytorrens, Pillichody et combien d'autres. Dans notre petite cité de 2'000 habitants, on tient salon, on reçoit, on danse, on donne concerts et théâtres. L'Etablissement des Bains connaît un regain de faveur: la société la plus distinguée s'y réunit. De là est venue l'appellation flatteuse de "Yverdon-les-Bains" qui dura jusqu'à la fin du XIXe siècle et que la renaissance des Bains a fait officialiser en 1981. 

Des atouts historiques

De ce passé vivant, la ville a conservé, en tout ou partie, des édifices caractéristiques et beaucoup de motifs architecturaux intéressants. Mentionnons les plus remarquables: l'Hôtel de Ville (1769), l'édifice adjacent (appelé Hôtel de Ville no 2) anciennement "Logis" de l'Aigle Royal, le Temple national (1757) dont la façade Louis XV rappelle celle de Saint-Ours à Soleure, les belles maisons de la place Pestalozzi, des rues du centre historique et, aussi, la villa d'Entremonts (1778) à l'avenue des Bains. 

Le grand pédagogue Henri Pestalozzi

La Ville d’Yverdon-les-Bains doit aussi beaucoup au pédagogue Henri Pestalozzi, grâce auquel elle est connue dans le monde entier. Sa gloire a rejailli sur la cité thermale: précurseur de la pédagogie moderne, ses méthodes, révolutionnaires pour l'époque, sont aujourd'hui connues partout dans le monde. Nombreux sont les visiteurs d'Europe, d'Asie ou d'Amérique qui viennent à Yverdon-les-Bains lui rendre hommage. 

Pour plus d'information sur Henri Pestalozzi, vous pouvez vous rendre sur le site internet du Centre Pestalozzi.

Pour plus d'information sur l’histoire d’Yverdon, vous pouvez consulter le Dictionnaire historique de la Suisse.

Les président-e-s du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains depuis 1815

Le premier Conseil communal d’Yverdon se réunit à l’Hôtel de Ville le 7 décembre 1815 sous la présidence de Jean-Louis Doxat. Le corps législatif, composé de 54 membres, est désigné en 19 tours par l’assemblée électorale des citoyens actifs (environ 130 personnes répondant à des critères de sexe, d’âge, de statut et de domicile). Le président Doxat est nommé par le Conseil communal au scrutin secret. 
Depuis 1803 et la création du nouveau canton, la commune était régie par une seule autorité communale, soit la Municipalité, composée d’un syndic, de deux adjoints et d’un Conseil municipal de 8 à 16 membres. La constitution cantonale de 1814 institue le principe de la double autorité : exécutive (la Municipalité) et délibérante (le Conseil communal ou général).

En plus de 200 ans, 130 présidents se sont succédé au conseil communal, exerçant des mandats plus ou moins longs selon les possibilités offertes par les constitutions en vigueur.

L’élection du président et la durée du mandat

En 1814, le Conseil communal est obligatoirement présidé par le syndic. Dès 1831, cette règle est abolie et le président est élu par ses pairs parmi les conseillers. Le syndic et les autres municipaux peuvent également être membres du conseil et donc potentiellement être élus à cette fonction.
Le président est élu en novembre pour un mandat de deux ans. Il est rééligible. 

Dès 1845, la durée de la législature passe de six à quatre ans et le Conseil communal, nomme son président pour deux ans et son secrétaire pour quatre. Comme auparavant, le corps législatif nomme ensuite la Municipalité parmi ses membres de plus de 25 ans. Le syndic et les autres municipaux ne sont en revanche plus éligibles aux fonctions de président du Conseil communal.
Avant l’entrée en vigueur effective du tournus annuel en 1889, certains présidents ont occupé la fonction durant de nombreuses années consécutives : c’est le cas de Louis Christin-Perceret qui est à la présidence durant 10 ans de 1832 à 1841. D’autres ont été réélus à plusieurs reprises, comme John Landry entre 1879 et 1880, entre 1882 et 1886 et en 1900 ou encore Albert Perusset en 1892, 1896 et 1903. 

Quelques années après leur présidence, certains entrent à l’exécutif de la ville comme municipaux ou directement comme syndics, à l’instar du même John Landry en 1906. C’est ainsi qu’en plus de 200 ans, huit présidents sont devenus syndics (soit ¼ des syndics), tandis qu’aux 20e et 21e siècles une trentaine sont devenus municipaux. 

D’autres poursuivent leur carrière au niveau cantonal ou fédéral occupant parfois tous les échelons de l’appareil étatique. Ainsi, entre 1842 et 1844, le notaire Louis de Miéville cumule les mandats de président du Conseil communal et président du Grand Conseil. Sa carrière politique débute en 1832 comme député, charge qu’il occupe jusqu’en 1845, puis de 1853-1870 ; il est conseiller d’Etat de 1844 à 1845, avant de terminer sa carrière comme conseiller national entre 1857 et 1876.

Douze femmes ont accédé à la fonction. La première, la socialiste Antoinette Martin, en 1972, donc bien après l’entrée en vigueur au niveau cantonal et communal du droit d’éligibilité que les femmes ont acquis en 1959. Pionnière à Yverdon, Antoinette Martin sera d’ailleurs aussi la première femme élue à la municipalité en 1983. 

Entrée en fonction

Dès 1831, le président entre en fonction le 1er décembre, après l’assermentation du Conseil communal. À la fin du 19e siècle, la nomination du bureau du Conseil se fait à la majorité absolue directement après les élections, qui ont lieu tous les quatre ans en novembre. En cours de législature, le renouvellement du bureau a lieu en janvier ou février de chaque année.

Avec le passage à la législature à 5 ans (2006), le mandat de président débute désormais au 1er juillet de chaque année. 

L'information sur l'appartenance partisane est régulièrement disponible dès 1909 seulement (listes électorales, composition du bureau, registres des votations-élections).

Année(s) Nom Prénom Parti
nov. 1815-1816 DOXAT (Jean-) Louis Inconnu
1817-1823 ROGUIN Auguste Inconnu
1824-1831 CORREVON-DE-MARTINES Pierre-François Libéral-Conservateur
1832-1841 CHRISTIN-PERCERET Louis Inconnu
1842-1844 DE MIÉVILLE (Jean-) Louis Libéral-Conservateur
1845 DE GUIMPS Gustave Libéral
1846-1850 DU TERREAUX Charles Inconnu
1851-mars 1856 PIGUET Louis Edouard Inconnu
mars 1856-1869 DE MIÉVILLE (Jean-) Louis Libéral-Conservateur
1870-1874 DE VOS Auguste Inconnu
1875-1876 DÉCOPPET Lucien Radical
1877-1878 BERTSCH Gabriel Inconnu
1879-1880 LANDRY John Libéral
1881 POTTERAT Denis Radical
1882-1886 LANDRY John Libéral
1887-nov. 1888 BRIERE Victor Libéral
1889 PIGUET Armand Libéral
1890 PÉCLARD Ulysse Radical
1891 AUGSBOURG Louis Radical
1892 PERUSSET Albert Radical
1893 BORGOGNON Jules Radical
1894 BAUDIN François Inconnu
1895 AUGSBOURG Louis Radical
1896 PERUSSET Albert Radical
1897 BAUDIN François Démocrate
1898 PIGUET Armand Libéral
1899 TSCHUMY Albert Radical
1900 LANDRY John Libéral
1901 COTTIER François Socialiste
1902 BUJARD Charles Libéral
1903 PERUSSET Albert Radical
1904 COTTIER François Socialiste
1905 PILICIER Charles Libéral
1906 DESSEMONTET Charles Radical
1907 FORNALLAZ Jean Libéral
1908 COTTIER François Socialiste
1909 PEREY Alfred Radical
1910 NICODET Antoine Libéral
1911 COMTE Ferdinand Radical
1912 MAYOR Henri Libéral
1913 REYMOND Gustave Radical
1914 WASEM Edouard Libéral
1915 DUBOUX Louis Radical
1916 PASCHOUD Alexis Libéral
1917 DUBATH Benjamin Libéral
1918 FISCHER Ernest Radical
1919 KRAMER Henri Libéral
1920 TSCHUMY Albert Radical
1921 PIGUET Armand Libéral
1922 PETITPIERRE Jean Radical
1923 FLACTION François Libéral
1924 CHESSEX Albert Radical
1925 PILICIER Charles Libéral
1926 PÉCLARD Ulysse Radical
1927 LEUBA Eugène Socialiste
1928 REYMOND Jean Libéral
1929 SERVIEN Prosper-Louis Radical
1930 ROBELLAZ Charles Libéral
1931 THÉVOZ Marius Socialiste
1932 DECKER Charles Radical
1933 JACCARD Pierre Radical
1934 LAVANCHY Maurice Socialiste
1935 TSCHUMY Albert Radical
1936 BESSON Georges Libéral
1937 MATHYS Charles Socialiste
1938 RESIN Gustave Radical
1939 BALLY Constant Libéral
1940 LAVANCHY Maurice Socialiste
1941 CAND André Radical
1942 ROSSIER Emile Libéral
1943 THÉVOZ Marius Socialiste
1944 PAHUD Jean Radical
1945 GUISAN Louis Libéral
1946 MATHYS Charles Socialiste
1947 MAURER André POP
1948 BONZON Arthur Radical
1949 STEINER Georges Socialiste
1950 PEYTRIGNET Roland Libéral
1951 MAURER André POP
1952 KEUSCH Charles Radical
1953 MAYET Louis Socialiste
1954 VAUTIER Jean Libéral
1955 CEVEY Alfred Radical
1956 MAYERAT Jean POP
1957 MERCIER Julien Socialiste
1958 BALLY Charles Libéral
1959 BASSET John Radical
1960 MAYERAT Jean POP
1960 BOULAZ André Libéral
1961 MAIBACH Roger Socialiste
1962 BOULAZ André Libéral
1963 OBERHANSLI Charles Radical
1964 JACCARD Jules Socialiste
1965 WAGNIERE Gilbert Radical
1966 HENRIOUD Albert Libéral
1967 JACCOUD Marcel Socialiste
1968 MIEVILLE Jean-Louis POP
1969 DELISLE Gustave Radical
1970 PIGUET Olivier Entente (Libéral & citoyens indépendants)
1971 DELAY Jules Socialiste
1972 MARTIN Antoinette Socialiste
1973 CHEVALLEY Paul Radical
1974 LAVANCHY Albert Libéral
1975 MARMIER Henri POP
1976 CLAVEL Maurice Radical
1977 PACCAUD Antoine Socialiste
1978 VUILLE-Monnier Lucienne Libéral
1979 GRANGIER Gilbert Socialiste
1980 SAVARY Claude Radical
1981 ROSSET Robert Socialiste
1982 DOVAT Gérard Libéral
1983 OLIVARY Raymond Socialiste
1984 DURUZ Pierre Radical
1985 FAVRE Roland Socialiste
1986 KASSER Daniel Libéral
1987 GUYAZ Raymond Radical
1988 LAYAZ-Rochat Christiane Socialiste
1989 FAVRE Robert Radical
1990 SCHWARZ Martin Libéral
1991 LEVAILLANT Jacques Radical
1992 FIVAZ-Stutz Rosine Socialiste
1993 RANDIN Roger Socialiste
1994 JUNOD Gérard Libéral
1995 KLAUS Jean-Louis Socialiste
1996 DURUZ Patrik Radical
1997 VON SIEBENTHAL Daniel Socialiste
1998 BURKHARD Marc-André Libéral
1999 PASTEUR Jean-Noël Radical
2000 GRAND-GREUB Hélène S&E
2001 RUCHET Jean-Claude Socialiste
2002 PERRET Adine Libéral
2003 CAPT Gloria Radical
2004 SAUGY Nathalie Socialiste
2005 PILLONEL Cédric Verts
2006 janv.-juin BERNHARD Maximilien UDF
2006-2007 GABELLA Laurent Libéral
2007-2008 BERNHARD Maximilien UDF
2008-2009 BLUM Pascal Socialiste
2009-2010 SAVARY Marianne Verts
2010-2011 GABERELL Thierry Socialiste
2011-2012 JAGGI WEPF Valérie Libéral-Radical
2012-2013 DESSEMONTET Pierre Socialiste
2013-2014 CHAPUIS Jean-David UDF
2014-2015 TANNER Carmen Verts
2015-2016 CARP Catherine Libéral-Radical
2016-2017 BALET Stéphane Socialiste
2017-2018 GAFNER Pascal UDC
2018-2019 CARP Catherine Libéral-Radical

Les syndics depuis 1803

Depuis la fin de l’Ancien Régime, 31 syndics se sont succédé à la tête de l’exécutif d’Yverdon-les-Bains. Leurs portraits sont exposés dans la salle des Pas-Perdus de l’Hôtel de Ville.

Pour plus d'information sur les portraits des syndics, vous pouvez consulter l'article rédigé par les Archives de la Ville à ce sujet.

Christin, François-Louis
(1732-1810)
Profession inconnue
Parti inconnu
Syndic de 1803 à 1804
 

Roguin, Auguste 
(1768-1827)
Rentier
Parti inconnu
Syndic de 1815 à 1823
 

Simond, François 
(1795-1867)
Profession inconnue
Libéral-conservateur
Syndic de 1836 à 1862
 

Simond, Fritz 
(1824-1904)
Commis de banque
Libéral-conservateur
Syndic de 1868 à 1870
 

Naef, Charles 
(1821-1892)
Directeur d'un institut de sourds-muets (1847-1869) puis Juge de paix (1874)
Libéral
Syndic de 1888 à 1889

Perret-Ogiz, Charles 
(~1830-1912)
Ingénieur
Libéral
Syndic de 1902 à 1905
 

Bujard, Charles 
(1857-1920)
Négociant de denrées coloniales
Libéral
Syndic de 1916 à 1919

Jaquier, Léon 
(1896-1955)
Menuisier aux ateliers CFF
Socialiste
Syndic de 1946 à 1953

Duvoisin, Pierre 
(1938-)
Maître professionnel
Socialiste
Syndic de 1974 à 1982

Kernen, Olivier 
(1960-)
Électronicien
Socialiste
Syndic de 1994 à 2001

Carrard, Jean-Daniel 
(1958-)
Dessinateur-architecte
Libéral Radical
Syndic dès 2015

Doxat, Louis
(1773-1861)
Rentier
Parti inconnu
Syndic en 1804 et de 1806 à 1815

Correvon-de-Martines, Pierre-François 
(1768-1840)
Notaire
Libéral-conservateur
Syndic de 1823 à 1832

Pillichody, Charles 
(1822-1878)
Inspecteur forestier
Libéral-conservateur
Syndic de 1862 à 1864
 

Roguin, Jules 
(1823-1908)
Avocat
Libéral
Syndic de 1870 à 1874
 

Monneron, Charles 
(?-1908)
Emploi de confiance dans une grande maison de commerce à Mulhouse
Parti inconnu
Syndic en 1889

Landry, John 
(1849-1926)
Architecte-ingénieur
Libéral
Syndic de 1906 à 1909
 

Vodoz, Charles 
(1860-1939)
Directeur du pensionnat de la Vilette
Libéral
Syndic de 1919 à 1933

Martin, André 
(1912-1995)
Instituteur
Radical
Syndic de 1954 à 1968

Perret, André 
(1947-)
Ingénieur civil EPF
Socialiste
Syndic de 1982 à 1989

Jaquier, Rémy 
(1952-)
Ingénieur, géomètre
Radical
Syndic de 2002 à 2009

Perceret, Jean-Jacques
(1739-1811)
Pharmacien
Parti inconnu
Syndic de 1804 à 1806
 

Loup, Louis 
(1779-?)
Juge
Parti inconnu
Syndic de 1832 à 1836
 

Flaction, Adolphe 
(1819-1869)
Médecin
Radical (dhs) ou libéral-conservateur (de Raemy)
Syndic de 1864 à 1868

de Guimps, Gustave 
(1830-1888)
Rentier (De Raemy) / Agriculteur
Libéral
Syndic de 1874 à 1888

Paillard, Emile 
(1853-1914)
Fondeur
Radical
Syndic de 1890 à 1902

 

du Bois, Maurice 
(1866-1945)
Propriétaire de Champ-Pittet, major de cavalerie
Libéral
Syndic de 1910 à 1916

Péclard, Ulysse 
(1886-1977)
Notaire
Radical
Syndic de 1934 à 1945
 

Pache, Edmond 
(1918-2005)
Receveur de l'État
Radical
Syndic de 1968 à 1973

Guyaz, Raymond 
(1943-)
Doyen du gymnase
Radical
Syndic de 1990 à 1993

von Siebenthal, Daniel 
(1960-)
Géographe
Socialiste
Syndic de 2009 à 2014

Les Municipales et Municipaux depuis 1900

La Municipalité est l'autorité exécutive de la commune d'Yverdon. Elle a compté cinq membres de 1898 à 1973, puis sept depuis 1974. La première élection de la Municipalité par la population a eu lieu en 1981. Auparavant, les municipaux étaient élus par le Conseil communal.

Clins d’œil sur 28 législatures

En 113 ans, 5 Yverdonnoises ont été municipales et 71 Yverdonnois municipaux, au sein d’un collège qui est passé de 5 à 7 membres en 1974.

La récente célébration des 40 ans du droit de vote accordé aux femmes au niveau fédéral a permis de rappeler que le canton de Vaud avait été pionnier dans ce domaine puisque les Vaudoises l’ont reçu en 1959. Toutefois, Yverdon attendra 1981 pour élire sa première municipale, Antoinette Martin, socialiste.

Dès lors, une femme au moins occupe un des sièges municipal. Elles étaient deux durant la législature 1994-1997 et sont trois depuis 2016.

La première élection de la municipalité par les citoyen-ne-s et non plus par le Conseil communal remonte à octobre 2001. Quant à la durée de la législature, elle passe de quatre à cinq ans en 2006, avec une année législative qui court du 1er juillet au 20 juin. 

La représentation partisane a changé au cours du 20ème siècle. Jusqu’en 1945, libéraux et radicaux se répartissent les cinq sièges. La gauche fait son entrée dans la municipalité en 1946 et renverse la majorité. La sensibilité écologique fait son entrée à l’exécutif avec l’élection de Gustave Millason, représentant de Solidarité et Ecologie (législature 1998 à 2001).

Excepté la législature 1950-1953, complètement à gauche, la municipalité ne sera plus monocolore à partir de 1946. 

Sur 17 élections complémentaires qui ont ponctué ces 28 législatures, seule la dernière, en 2009, a donné lieu à un renversement de majorité.

4 élections donnent lieu à un large remaniement de la municipalité : en 1898, 1902, 1934 et 1946, 4 nouveaux élus sur 5 sièges. En 2002, ils sont aussi 4 nouveaux élus, mais sur 7 sièges.

4 municipaux sont restés en fonction pendant plus de vingt ans : Charles Vodoz, libéral, 32 ans (1902-1933), dont 14 de syndicature ; Georges Steiner, socialiste, 29 ans (1950-1977), Robert Péclard, droite, 24 ans (1909-1933) et Paul-Arthur Treyvaud, radical, 22 ans (1990-2011).

Par ordre d'entrée en fonction

Nom Prénom Parti Début Fin
Paillard Emile Radical 1890 1902
Baatard Edouard Radical 1898 1899
Garin Auguste Libéral 1898 1901
Meylan Charles Libéral 1898 1901
Perret-Ogiz Charles Libéral 1898 1905
Augsbourg Louis Radical 1899 1902
Tschumy Albert Radical 1902 1907
Manigley Jules Radical 1902 1909
Paschoud Constant Libéral 1902 1910
Vodoz Charles Libéral 1902 1933
Landry John Libéral 1906 1909
Fischer Eugène Radical 1908 1913
Péclard Robert Radical 1909 1933
du Bois Maurice Libéral 1910 1916
Eternod Henri Libéral 1910 1921
Servien Prosper-Louis Radical 1914 1921
Bujard Charles Libéral 1916 1919
Paschoud Alexis Libéral 1920 1933
Décoppet Marcel Radical 1921 1929
Pilloud Robert Libéral 1921 1929
Annen Alfred Libéral 1930 1939
Petitpierre Jean Radical 1930 1932
Meige Paul Radical 1933 1934
Cuendet Félix Radical 1934 1945
Dupuis Henri Radical 1934 1945
Péclard Ulysse Radical 1934 1945
Wasem Edouard Libéral 1934 1945
Besson Georges Libéral 1939 1949
Pahud Jean Radical 1946 1949
Muriset Albert POP 1946 1953
Oberli Gustave Socialiste 1946 1953
Jaquier Léon Socialiste 1946 1955
Mathys Charles Socialiste 1950 1953
Steiner Georges Socialiste 1950 1977
Castelli Georges Radical 1954 1965
Martin André Radical 1954 1968
Perrin Marcel Libéral 1954 1969
Mennet Georges Socialiste 1955 1961
Lassueur Jean-Claude Socialiste 1962 1973
Wagnière Gilbert Radical 1966 1977
Pache Edmond Radical 1968 1973
Gaillard François Libéral 1970 1979
Duvoisin Pierre Socialiste 1973 1982
Chevalley Paul Radical 1974 1976
Jaccoud Marcel Socialiste 1974 1981
Miéville Jean-Louis POP 1974 1981
Pérusset Edouard Radical 1977 1985
Paccaud Antoine Socialiste 1978 1989
Perret André Socialiste 1978 1989
Burri Daniel Libéral 1979 1984
Fiaux Daniel Socialiste 1982 1985
Vallon Daniel Radical 1982 1989
Martin Antoinette Socialiste 1982 1993
Gurtner Samuel Libéral, puis indépendant 1984 2001
Martin François Radical 1986 1989
Ducret Richard Socialiste 1986 1993
Guyaz Raymond Radical 1989 1993
Burri Daniel Libéral 1990 1997
Kernen Olivier Socialiste 1990 2001
Treyvaud Paul-Arthur Radical 1990 2011
Fivaz Rosine Socialiste 1994 1997
Layaz Christiane Socialiste 1994 2001
Forestier Charles Socialiste 1994 2006
Millasson Gustave Solidarité et Ecologie 1998 2001
von Siebenthal Daniel Socialiste 1998 2014
Grand Hélène Solidarité et Ecologie 2002 2006
Jaquier Rémy Radical 2002 2009
Burkhard Marc-André Libéral, libéral-radical dès 2012 2002 -
Carrard Jean-Daniel Libéral, libéral-radical dès 2012 2002 -
Pillonel Cédric Les Verts 2006 2011
Saugy Nathalie Socialiste 2006 2016
Ruchet Jean-Claude Socialiste 2009 -
Savary Marianne Les Verts 2011 2016
Capt Gloria Radical, libéral-radical dès 2012 2011 -
Jaggi Wepf Valérie Libéral-radical 2015 -
Tanner Carmen Les Verts 2016 -
Dessemontet Pierre Socialiste 2016 -

ARTICLES PUBLIÉS PAR LES ARCHIVES DE LA VILLE DANS LE JOURNAL "BONJOUR!"

Juin 2005, journal n°07 : Des cartes à jouer dévoilent un Yverdonnois du 18e siècle

Mars 2006, journal n°12 : Yverdon au 18e siècle : la vie de bailli

Juin 2006, journal n°14 : Hic sequitur computum

Décembre 2006, journal n°17 : Une assurance maladie en 1779

Février 2008, journal n°24 : Obtenir la bourgeoisie en 1787

Mai 2008, journal n°26 : Le Bureau de secours aux prisonniers

Août 2008, journal n°28 : Historique des bâtiments scolaires

Mars 2009, n°32 : Autrefois et au pas de charge !

Septembre 2009, n°36 : Gaston Richard, un cinéaste amateur yverdonnois

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