Présentation
Les espèces invasives constituent aujourd’hui l’une des causes majeures de la perte de la biodiversité. Leur propagation rapide menace les milieux naturels, les espèces locales et notre qualité de vie. Pour agir efficacement, l’engagement de toutes et tous est essentiel. C’est pourquoi la Ville met en place des subventions destinées à accompagner les privés dans la lutte contre ces espèces et à freiner leur développement sur le territoire communal.
Qu’est-ce qu’une espèce invasive ?
Une espèce invasive, ou exotique envahissante, est une espèce introduite, volontairement ou non, en dehors de la région dans laquelle elle se trouve naturellement. En l’absence de régulation, elle peut se développer de manière rapide et incontrôlée, au détriment de la flore et de la faune locales. Cela perturbe les écosystèmes, appauvrit la biodiversité et peut également engendrer des coûts importants ainsi que des risques pour la santé.
On distingue deux catégories majeures :
- les néophytes, qui regroupent les plantes invasives,
- les néozoaires, qui regroupent les animaux invasifs.
- Vérifier si une espèce invasive figurant dans la liste ci-dessous est présente dans votre jardin.
- Demander une offre auprès d’une entreprise pour l’intervention envisagée (voir les conditions précisées dans les formulaires de demande).
- Remplir et envoyer le formulaire de demande en joignant l’offre et des photos de la situation.
- Attendre la confirmation vous indiquant que l’intervention peut être réalisée. Dans certains cas, une visite sur place pourra être nécessaire.
- Effectuer les travaux puis transmettre des photos « après intervention » ainsi qu’une preuve de paiement afin de pouvoir bénéficier du remboursement.
Attention :
Pour le frelon asiatique, dont la destruction de nid peut s’avérer urgente, transmettez le formulaire rempli et la facture après l’intervention pour bénéficier de la subvention.
Liste des espèces concernées
Animal invasif (néozoaire)
Le frelon asiatique est une espèce invasive apparue récemment en Suisse, qui se propage très rapidement. Depuis 2017, il s’est particulièrement développé dans les cantons de Vaud et de Genève, aujourd’hui parmi les régions suisses les plus touchées par cette invasion. Il a peu de prédateurs naturels et représente une menace pour les autres insectes, notamment les abeilles dont il se nourrit. Le frelon asiatique construit ses nids primaires au printemps à l’abri près des habitations, de hangars ou de haies denses (<2m du sol). Les frelons se déplacent ensuite et construisent un nid secondaire, souvent situé en hauteur dans les arbres ou dans des zones difficiles d’accès (>10m) entre juillet et novembre. Ces derniers sont plus compliqués à repérer et à éliminer. La destruction des nids peut être risquée et doit être effectuée par des spécialistes.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût de l'intervention professionnelle pour la destruction de nids, jusqu’à un montant plafond de CHF 700.-. Compte tenu que la destruction d’un nid est urgente une fois que celui-ci a été repéré, transmettez le formulaire rempli et la facture après l’intervention pour bénéficier de la subvention.
Comment le reconnaître ?
Le frelon asiatique diffère du frelon européen par ses pattes jaunes et son aspect général plus foncé. Il est de taille similaire, bien que légèrement plus petit. Ses nids sont également facilement reconnaissables. Il est actif du printemps à l’automne.
Pourquoi le frelon asiatique est problématique ?
- Biodiversité : il s’attaque principalement aux abeilles et autres insectes pollinisateurs, aggravant leur déclin et perturbant les écosystèmes.
- Économie : il entraîne des pertes importantes pour l’apiculture en affaiblissant ou détruisant des colonies d’abeilles. Une petite équipe de frelons peut attaquer et détruire une colonie entière d'abeilles en quelques heures.
- Santé et sécurité : ses piqûres peuvent être dangereuses, en particulier pour les personnes allergiques ou en cas de piqûres multiples, et la présence de nids près des habitations représente un risque pour la population.
Liens utiles
Tout le monde peut aider dans la lutte contre sa propagation. En cas de détection, faites un signalement sur le site frelonasiatique.ch
Où chercher le frelon chez vous ?
Plus d’informations sur
Plantes invasives (néophytes)
Le buddleia de David, aussi appelé arbre aux papillons, est un arbuste souvent planté dans les jardins pour son aspect décoratif et ses fleurs très attractives. Introduit à des fins ornementales, il est aujourd’hui considéré comme une espèce invasive. Sa capacité à se reproduire et à coloniser rapidement les milieux naturels entraîne des impacts négatifs importants sur la biodiversité. Sa mise en circulation et la plantation du buddleia sont interdites, mais l’espèce continue de se répandre par des rejets non contrôlés.
La lutte contre le buddleia est principalement mécanique et consiste en un abattage ou un dessouchage complet. Il est important de retirer l’ensemble des racines afin d’éviter toute repousse à partir de fragments restants.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination du buddleia de David et de ses déchets, ainsi qu’un suivi sur deux ans, jusqu’à un montant maximal de CHF 500.–.
Comment le reconnaître ?
Le buddleia est un grand arbuste aux longues grappes de fleurs violettes, roses ou blanches, très fréquent dans les jardins et le long des routes. Sa période de floraison va de juin à octobre. En été, il attire de nombreux papillons, ce qui le rend facile à repérer.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-il problématique ?
- Biodiversité : il concurrence la végétation indigène et réduit la diversité des plantes en occupant rapidement l’espace.
- Faux ami des papillons : bien que son nectar attire de nombreux papillons adultes, ses feuilles ne nourrissent pas les chenilles, ce qui perturbe leur cycle de vie.
- Propagation rapide : ses graines se disséminent facilement, notamment via le vent.
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Introduit à l’origine comme arbre ornemental en provenance d’Asie, l’ailante glanduleux s’est largement répandu en Suisse de manière incontrôlée. Sa grande capacité à s’implanter dans des milieux difficiles lui permet de coloniser rapidement de nombreux espaces, au détriment de la flore indigène, ce qui appauvrit la biodiversité locale. Ses racines très puissantes peuvent également provoquer des dommages importants aux infrastructures et aux constructions. Du point de vue de la santé, l’ailante glanduleux peut entraîner de fortes irritations cutanées et son pollen est susceptible de provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes.
La lutte contre l’ailante glanduleux repose principalement sur des méthodes mécaniques, telles que l’arrachage manuel ou l’abattage, en veillant à retirer l’ensemble des racines afin d’éviter toute repousse. Dans certains cas, un traitement chimique ciblé peut être nécessaire et doit être réalisé par des professionnels.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination de l’ailante glanduleux et de ses déchets, ainsi qu’un suivi sur deux ans, jusqu’à un montant maximal de CHF 500.-.
Comment le reconnaître ?
L’ailante glanduleux est un grand arbre à croissance rapide, avec de longues feuilles composées. Il peut faire penser aux feuilles de frêne dont il se distingue par des petites glandes à l'insertion des feuilles. Lorsqu’on froisse celles-ci, elles dégagent une odeur forte et désagréable, ce qui permet de l’identifier facilement. Ses fleurs sont vertes blanchâtres et sont visibles en juin et juillet.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-il problématique ?
- Biodiversité : il concurrence fortement les espèces indigènes et limite leur développement. Il se reproduit facilement par graines et par rejets de racines.
- Économie : ses racines peuvent endommager routes, murs et canalisations.
- Santé : il peut provoquer des irritations cutanées et des réactions allergiques.
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En Suisse, la renouée du Japon illustre particulièrement l’ampleur que peuvent atteindre les espèces invasives. Originaire d’Asie, elle se régénère extrêmement facilement : un simple fragment de tige ou de rhizome suffit à faire repousser une nouvelle plante. Dans de nombreuses régions, sa présence est aujourd’hui si importante que son éradication complète n’est plus possible. L’enjeu principal consiste désormais à freiner sa propagation et à éviter la colonisation de nouveaux sites.
La renouée du Japon se caractérise par une croissance très rapide, capable d’endommager routes, trottoirs et bâtiments. Dans les milieux naturels, elle fragilise les berges des cours d’eau et augmente les risques d’érosion, notamment lors des crues. Comme d’autres espèces néophytes invasives, elle remplace la végétation locale et réduit fortement la diversité biologique.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination de la renouée du Japon et de ses déchets, ainsi qu’un suivi sur deux ans, jusqu’à un montant maximal de CHF 500.-.
Comment les reconnaître ?
La renouée du Japon est une grande plante aux tiges épaisses et creuses, souvent tachées de rouge et semblables à du bambou. Elle porte de larges feuilles en forme de cœur ou de triangle et forme souvent des massifs denses. Ses fleurs blanches dressées sont visibles de fin août à septembre. En hiver, il ne reste plus que les tiges sèches.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-elle problématique ?
- Biodiversité : Elle élimine la végétation indigène et appauvrit les milieux naturels. De plus, sa régénération est possible à partir de simples fragments de tiges ou de racines ce qui rend son élimination complexe.
- Économie : Sa croissance peut détériorer routes, ouvrages et bâtiments.
- Sécurité et cours d’eau : Elle entraine une fragilisation des berges et une augmentation de l’érosion lors de crues.
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Le sumac, aussi appelé vinaigrier, est un arbuste originaire d’Amérique du Nord. Résistant au gel et à la pollution atmosphérique, et apprécié pour son aspect décoratif, il a longtemps été planté dans les parcs et les jardins. Sa grande capacité de reproduction, notamment par ses racines, lui permet toutefois de coloniser rapidement les milieux. Très concurrentiel, il freine le développement des espèces indigènes et appauvrit la biodiversité locale. L’ensemble de la plante est toxique et peut provoquer des réactions allergiques, telles que des irritations ou des inflammations. Comme d’autres espèces invasives, le sumac peut également engendrer des coûts d’entretien et des dommages dans les milieux construits.
La lutte contre le sumac repose principalement sur des méthodes mécaniques, telles que l’arrachage manuel ou l’abattage, en veillant à retirer l’ensemble des racines afin d’éviter toute repousse. Dans certains cas, un traitement chimique ciblé peut être nécessaire et doit être réalisé par des professionnels.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination du sumac et de ses déchets, ainsi qu’un suivi sur deux ans, jusqu’à un montant maximal de CHF 500.–.
Comment le reconnaître ?
Le sumac est un arbuste ou petit arbre aux grandes feuilles composées, qui prennent une couleur rouge vif en automne. Il est souvent reconnaissable à ses grappes de fruits rouge foncé en forme de cône, visibles en fin d’été et en automne.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-il problématique ?
- Biodiversité : il empêche le développement des espèces indigènes par sa croissance rapide. Il se multiplie facilement par germination et par rejets de racines, ce qui rend son élimination complexe.
- Santé : toutes les parties de la plante sont toxiques et peuvent provoquer des irritations ou des réactions allergiques.
- Économie : il peut entraîner des frais d’entretien et des dégâts aux infrastructures.
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Originaire d’Amérique du Nord, le robinier faux-acacia a été introduit en Suisse comme arbre d’ornement, notamment pour sa résistance à la sécheresse et à la pollution urbaine. Il s’est depuis largement naturalisé et se propage efficacement. Ses graines, transportées par le vent ou l’eau, peuvent conserver leur capacité de germination pendant de nombreuses années. Comme d’autres espèces invasives, le robinier entre en forte concurrence avec la flore indigène, appauvrit les milieux naturels qu’il colonise et engendre des coûts de gestion importants. Il présente également un risque toxicologique, puisque son écorce, ses feuilles et ses graines sont toxiques pour de nombreux animaux en cas d’ingestion.
La lutte contre le robinier faux-acacia repose principalement sur des méthodes mécaniques, telles que l’arrachage ou l’abattage, en veillant à éliminer l’ensemble du système racinaire afin d’éviter toute repousse. Dans certains cas, un traitement chimique ciblé peut être nécessaire et doit être réalisé par des professionnels.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination du robinier faux-acacia et de ses déchets, ainsi qu’un suivi sur deux ans, jusqu’à un montant maximal de CHF 3’000.–.
Comment le reconnaître ?
Le robinier faux-acacia est un arbre aux feuilles composées légères et aux fleurs blanches très parfumées, regroupées en grappes au printemps. Il possède souvent des épines sur ses branches, ce qui permet de le distinguer facilement.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-il problématique ?
- Biodiversité : il concurrence fortement la végétation indigène et modifie les milieux naturels. De plus, ses graines restent viables longtemps et il se régénère facilement.
- Santé animale : plusieurs parties de l’arbre sont toxiques en cas d’ingestion pour de nombreux animaux.
- Économie : son expansion nécessite des interventions répétées et encadrées.
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Le palmier chanvre est une plante ornementale particulièrement présente dans le canton du Tessin, où les premiers spécimens ont été introduits au XIXᵉ siècle. Apprécié pour l’ambiance qu’il apporte, il s’est toutefois rapidement dispersé. Sa reproduction efficace par graines, combinée à l’augmentation des températures hivernales et à la modification des régimes de précipitations, a fortement favorisé sa propagation, qui s’étend aujourd’hui jusque dans des zones de plus en plus élevées. Son expansion entraîne une diminution de la diversité des plantes indigènes. Les racines du palmier chanvre étant peu profondes, il modifie la composition et la stabilité des sols,. Dans les milieux forestiers, son implantation peut également avoir des répercussions économiques liée à l’exploitation du bois.
La lutte contre le palmier chanvre repose sur des méthodes mécaniques et les déchets verts doivent être évacués avec soin afin d’éviter toute dispersion de graines.
Subvention
La subvention couvre la totalité du coût d’intervention professionnelle pour l’élimination du palmier et de ses déchets, jusqu’à un montant maximal de CHF 300.–.
Comment le reconnaître ?
Le palmier chanvre est un palmier élancé au tronc fibreux, avec de grandes feuilles en forme d’éventail. Il est souvent planté dans les jardins ou visible près des habitations et il est visible toute l’année.
Des applications de reconnaissance, comme PlantNet, Flora Helvetica ou Seek, peuvent aider à identifier les végétaux à partir d’une simple photo.
Pourquoi est-il problématique ?
- Biodiversité : il remplace progressivement la végétation indigène. Le réchauffement climatique favorise son expansion.
- Sols et sécurité : ses racines peu profondes réduisent la stabilité des sols.
- Économie : sa présence en forêt peut affecter la gestion et l’exploitation forestière.
Autres liens utiles
- Le Canton de Vaud met à disposition une page internet dédiée aux espèces invasives, regroupant des informations générales, des fiches descriptives et des recommandations pratiques
- Il propose également un cours en ligne gratuit permettant de mieux identifier certaines plantes invasives
- Info Flora propose une application « Invasivapp » qui permet de signaler la présence d’espèces végétales invasives