Gestes durables

La Ville d'Yverdon-les-Bains propose divers exemples et astuces afin de valoriser et protéger l'environnement qui nous entoure.

Privilégier les produits de la région permet d'assurer des revenus stables aux agricultrices et agriculteurs, d'avoir accès à la traçabilité des produits tout en diminuant la pollution due aux transports.

Retrouvez les différents lieux d'approvisionnement de la région:

L’eau est un bien précieux, même en Suisse. La gestion de son réseau et la production d’eau chaude sanitaire consomme beaucoup d’énergie.

Adoptez les bons gestes au quotidien :

  • Réparez les robinets qui fuient
  • Privilégiez les douches aux bains
  • Équipez les WC d’une chasse d’eau économique
  • Récupérez l’eau de pluie pour l’arrosage extérieur

L’eau froide du réseau d’Yverdon-les-Bains est d’excellente qualité et est contrôlée très régulièrement. Elle peut être consommée directement au robinet et sans modération !

Dans les toilettes : Le nombre de déchets solides trouvés dans les stations de pompages de la station d’épuration est en continuelle augmentation. Plus de 120 tonnes de ces divers produits sont retrouvés chaque année, dont 80 % de lingettes et protections hygiéniques. Il est important de comprendre les impacts écologiques et économique du déversement de tels produits dans les toilettes.

Dans les grilles : Il est important de prendre des mesures de précaution pour éviter toute pollution des eaux à travers les grilles d’évacuation. L’évacuation des eaux de surfaces se fait directement dans les cours d’eau ou le lac. Il est donc important de veiller à ce que les déchets ou des substances pouvant polluer les eaux n’y soient pas déversés.

Sous chaque grille se cache une rivière, campagne de prévention de l'Association Suisse des Gardes-Pêche.

Le chauffage absorbe les deux tiers des besoins globaux en énergie des ménages. En chauffant efficacement, on économise de l’énergie et de l’argent !

Faire des économies de chauffage :

  • Éloigner son canapé du radiateur (Ne pas masquer le corps de chauffe, ni par des meubles, ni par des rideaux)
  • Fermez les impostes et aérer en grand (5 à 10 min en ouvrant au maximum les fenêtres, cela permet de conserver l’inertie thermique de la pièce et de renouveler l’air de manière optimale !)
  • Réglez les bonnes températures en utilisant vos vannes thermostatiques (une diminution d’un degré de température correspond à 7% des frais de chauffage !)

Apprenez à chauffer malin ici et découvrez les subventions communales pour la rénovation des installations de chauffage ici.

Les principales sources de consommation d’électricité dans un ménage sont l’éclairage, le chauffage, les appareils électroménagers et le multimédia.

Testez en ligne votre consommation et évaluez le potentiel d’économie d’énergie que vous pouvez réaliser !

 

 

  • Eclairage
    Préférez les ampoules économiques LED. La technologie a grandement évolué, ces ampoules consomment 6 fois moins d’électricité et ont une durée de vie 5 fois supérieure aux ampoules traditionnelles.
    Comment bien choisir son ampoule LED ?
     
  • Electroménagers
    Choisissez les appareils de classe énergétique A+++ et bénéficiez de subvention communale.
    L’énergie la plus propre et la moins onéreuse est celle que l’on ne consomme pas. Utilisez les équipements malins afin d’éviter un gaspillage énergétique !
     
  • Veilles
    Lorsque vous n’utilisez pas vos appareils, éteignez-les ! Le mode standby consomme de l’électricité inutilement (n’hésitez pas à utiliser une multiprise à interrupteur déporté).
C’est quoi le problème ?

Les milieux urbains accueillent de nombreuses espèces qui y trouvent refuge, profitant des jardins, parcs et espaces verts pour s’abriter, se nourrir et se reproduire. Pour autant, ces environnements sont fragiles et peuvent vite se retrouver déséquilibrés, même lorsqu’ils sont aménagés de façon à conserver un aspect et des fonctions proches du naturel : les ressources y sont limitées et les habitats souvent fragmentés et isolés. Ainsi, selon les pratiques, les aménagements ou les matériaux que nous privilégions, nos villes et villages peuvent devenir favorables à certaines espèces plutôt qu’à d’autres, accentuant des dynamiques déjà sensibles.

Besoin d’idées de comment vous rendre utile ?
Rendez-vous dans la rubrique « Aménagements pour mon jardin »

Le nourrissage, qu’il soit volontaire ou accidentel, perturbe l'équilibre naturel et engendre des problèmes sanitaires pour les animaux, l'environnement urbain et les habitant-es :

Le pain, les pâtisseries, les restes de frites et autres aliments transformés ne sont pas adaptés, car ils ne font pas partie de leur régime alimentaire naturel des animaux. Ces aliments, souvent trop riches en sucres, en sels et en graisses, mais déficitaires en protéines, vitamines et oligo-éléments essentiels, perturbent leur santé. Chez les oiseaux aquatiques, par exemple, une alimentation trop riche en pain peut provoquer une déformation des ailes (« ailes d’ange »), rendant le vol impossible (OFEV, 2021). 

Par ailleurs, l’ingestion d’aliments inappropriés peut causer des troubles gastro-intestinaux et des carences en calcium, essentielles à la croissance et à la reproduction (VD.CH, 2022). Enfin, un apport excessif en graisses et en sucres favorise des situations d’obésités, diminuant leur agilité, leur capacité à échapper aux prédateurs ou encore leur résilience face aux maladies.

En comptant sur nous pour se nourrir, les animaux consacrent moins de temps à rechercher de la nourriture. En particulier chez les jeunes, l’action de nourrissage volontaire peut limiter leur apprentissage de la recherche, de la chasse ou du stockage de leur nourriture, notamment en hiver (VD.CH). C’est une des raisons qui explique l’Article 4 – Limitation du nourrissage, du règlement d’exécution de la Loi vaudoise sur la Faune (RLFaune), qui stipule explicitement qu’« Il est interdit de nourrir les oiseaux et les mammifères sauvages » (RSV 922.03.1, Art. 4, al. 1), sauf cas particuliers. 

Ce gain de temps est alors redirigé vers d’autres activités. Chez les espèces sociales ou grégaires (comme les pigeons, les canards, les rats, les goélands ou les corvidés), ce loisir dégagé entraîne une intensification de la compétition sociale. En augmentant la fréquence et l’intensité des altercations hiérarchiques (ressources alimentaires, territoire, partenaires, statut social, …), les animaux subissent un stress, parfois chronique. Ce stress est caractérisé par une hormone précise qui, combinée à une alimentation déséquilibrée, peut induire les pathologies qui rappellent les nôtres : maladies cardiovasculaires, hépatites ou encore cholestérol.

Le nourrissage perturbe les régimes alimentaires naturels des animaux. En fournissant une source de nourriture facile, abondante et riche en énergie (déchets, restes humains), l'animal n'a plus besoin de dépenser de l'énergie pour chercher sa nourriture naturelle. Ce surplus d'énergie et de temps libre encourage les espèces opportunistes comme les Goélands ou les Corvidés à explorer de nouvelles options, s'attaquant activement aux œufs et aux oisillons dans les nids pour obtenir des protéines de haute qualité. Ce changement de comportement, amplifié par la concentration d'animaux aux points de nourrissage, augmente la pression de prédation et déséquilibre la biodiversité en ville, favorisant les espèces opportunistes au détriment des espèces plus spécialistes.

De plus, le nourrissage régulier peut engendrer une modification du cycle de reproduction. En effet, une abondance de nourriture peut entraîner des reproductions plus précoces ou plus longues chez certaines espèces, voir même influencer des périodes de reproduction supplémentaires. Cette tendance peut, d’un côté, augmenter la production d’espèces adaptées au milieu urbain (rats, pigeons, …), mais, d’un autre, augmenter la vulnérabilité pour les jeunes d’espèces moins résistantes ou plus spécialisées.

La concentration de la faune sauvage dans les zones urbaines ou récréatives a des conséquences directes sur la salubrité et l’état des infrastructures. Les déjections des animaux, et en particulier des oiseaux, sont acides. Elles peuvent accélérer la corrosion des métaux, dégrader la peinture et éroder les pierres (ou le béton) des bâtiments, ponts et autres installations, engendrant des frais supplémentaires pour l’entretien et la rénovation. 

L’accumulation d’excréments et de nourriture proche des places de jeux, des bancs ou même des zones piétonnes peuvent poser un risque sanitaire (VD.CH 2022). Les déjections et moisissures sont des vecteurs potentiels de maladies transmissibles à l’humain, telle que la salmonellose. Si la Ville nettoie activement les lieux publics afin d’assurer un état de salubrité pour les utilisateurs et utilisatrices -  nécessitant des coûts de nettoyage importants, les lieux privés, eux, sont à la charge des propriétaires.

Le nourrissage, en concentrant des espèces à des endroits fixes, crée un environnement idéal pour la transmission des pathogènes : la proximité entre les animaux augmente la probabilité de transmission. Ces maladies sont non seulement dangereuses pour l’humain et les animaux, mais impactent également les secteurs économiques liés à l’élevage. C’est le cas notamment de la grippe aviaire hautement pathogène, une maladie qui touche les oiseaux sauvages et d’élevages, dont le taux de mortalité est très élevé pour ces derniers et qui peut parfois franchir la barrière des espèces pour infecter les humains, comme c’est le cas avec la tristement célèbre H5N1. 

Ces phénomènes sont d’autant plus vrai en présences d’espèces exotiques envahissantes, qui agissent souvent comme des réservoirs sains ou des amplificateurs de pathogènes pour lesquels les espèces locales n’ont développé qu’une faible immunité, voir aucune.

Trop de nourriture artificielle bouleverse l’équilibre naturel et menace la biodiversité locale. Les espèces pionnières et/ou opportunistes comme les rats, les goélands, les oies d’Egypte et les pigeons sont particulièrement avantagées par le nourrissage facile. Cet accès favorise leur reproduction et, dans certains cas, leur pullulation. 

En outre, l’augmentation excessive de ces populations exerce une pression accrue (appropriation des sources de nourritures, utilisation des abris, prédation) sur les autres espèces plus spécialisées et/ou sensibles : 

  • Les goélands sont connus pour s’attaquer aux œufs et aux jeunes dans les nids. À Genève, par exemple, ils sont reconnus comme responsable de la diminution des effectifs de petits oiseaux nicheurs ;

  • Les rats, en plus d’être des prédateurs opportunistes pour les petits oiseaux, leurs œufs et les petits rongeurs, se nourrissent des mêmes ressources que les petits mammifères, remplaçant les espèces indigènes ; 

  • Les canards peuvent modifier les conditions environnementales par leur régime intensif ou en surchargeant les eaux en nutriments avec les restes alimentaires et les fientes. Cette augmentation en nutriment, appelée eutrophisation de l'eau, favorise la prolifération d'algues, dont les bleues (cyanobactéries) qui, dans des cas extrêmes, peuvent produire des toxines dangereuses pour la faune et la flore aquatiques, mais aussi pour les animaux domestiques et les enfants. Ce phénomène en particulier est d’autant plus problématique dans le contexte du réchauffement climatique, puisque la prolifération de ces algues est également liée à la température de l’eau et de l’air.  

L’effet boule de neige du nourrissage conduit souvent à une surpopulation, qui finit par nécessiter des mesures de régulation. Ces mesures sont coûteuses pour la collectivité, autant d’un point de vue économique qu’environnementale. 

Le nourrissage involontaire est un élément clé de la fragilisation de la faune et le déséquilibre entre les espèces. En effet, si les restes de nourriture et les emballages gras attirent les rats, les goélands et toute autre espèce associée aux milieux urbains, ils peuvent également attirer les animaux sauvages vers des habitats qui leur semblent bénéfiques en apparence, mais qui sont en réalité inadéquats ou dangereux : risques routiers, expositions à des pollutions, conflits d’usages, peut de source de nourriture naturelle… 

Ces habitats, qui attirent les animaux de manière disproportionnée par rapport à leur valeur réelle de capacité d’accueil, agissent alors comme des pièges écologiques. En maintenant les populations à des niveaux artificiellement élevés durant toute la période où la source factice est maintenue, l’habitat recèle un danger ou une contrainte qui ne peut pas être anticipée par les animaux. 

C’est le cas notamment des milieux très urbanisés, où de nombreuses sources d’aliments associés à la fast food peuvent être trouvés facilement. Les pigeons, en s’en nourrissant, développent des carences alimentaires, ce qui liquéfie leurs fientes et crée de mauvaises odeurs.

Les haies indigènes : Elles permettent d’offrir un abri à la faune et favorisent les couloirs de déplacement ainsi que les sites de reproduction des animaux. L’if, la charmille ou encore les haies de troènes sont des exemples d’espèces locales adaptées et résistantes aux maladies.

Les arbres indigènes : Ils sont adaptés au climat local et dureront ainsi plus longtemps. Ces essences indigènes jouent un rôle essentiel dans les services écosystémiques de notre environnement et assurent une biodiversité riche et variée, puisqu’ils servent de refuge à la faune indigène.

Les variétés anciennes d’arbres fruitiers : Elles sont optimales pour la préservations d’essences rares.

Les prairies fleuries : Elles peuvent être une bonne alternative aux gazons privés généralement entretenus de manière intensive. En plus de diminuer les coûts d’entretien, la faune et la flore trouveront refuge dans ces espaces riches.

L’aménagement de toitures ou de façades végétalisées : Elles sont extrêmement bénéfiques à la biodiversité locale. En effet, une végétalisation des bâtiments permet d’atténuer l’effet d’îlots de chaleur en été, de filtrer la pollution de l’air et permettent une meilleure isolationthermique estivale. L’entretien est faible lorsque la végétalisation du toit est extensive et les intérêts économiques et écologiques compensent l’investissement financier demandé.

Les hôtels à insectes : C’est un geste simple qui favorise l’attrait des espaces verts pour la petite faune. Plusieurs hôtels à insectes ont été installés par la Ville à proximité des prairies fleuries pour offrir un refuge bienvenu aux différents insectes.

Les oiseaux nicheurs : Leur variété en Suisse est de plus en plus menacée, c’est pourquoi l’’installation de nichoirs à oiseaux dans les arbres ou sur les façades est un moyen peu onéreux d’offrir aux oiseaux des refuges sécurisés. Les oiseaux nicheurs permettent en contrepartie de limiter certains ravageurs tels que les chenilles processionnaires ou la mineuse du marronnier.

La Charte des jardins: Retrouvez 10 bonnes pratiques à adopter pour favoriser la nature dans son jardin:

Boîte à outils du canton de Vaud: Des fiches sont à disposition pour la gestion des milieux naturels et aménagés (prairies, mares et étangs, vergers, etc).

Les haies exotiques présentent certes des avantages comme le feuillage persistant tout au long de l’année, mais sont des déserts biologiques et n’offrent ni nourriture ni refuge pour la faune locale. Evitez de planter des haies de laurelle ou buddléia (arbres à papillon) ou d’autres espèces exotiques envahissantes encore très présentes dans les commerces.

Les espèces invasives sont un fléau pour notre biodiversité locale. Vous pouvez en tout temps consulter la liste noire des espèces invasives ainsi que la géolocalisation de certaines d’entre elles via la plateforme Infoflora.

Pour aller plus loin, le canton de Vaud met à disposition des fiches descriptives et des méthodes de lutte pour différentes espèces invasives et problématiques. Vous pouvez également agir directement en arrachant vos plantes exotiques (lauriers, thuyas, bambous...), tout en bénéficiant de subventions. Pour les plus petites plantations, vous pouvez participer au troc en faveur de la biodiversité, organisés chaque année au printemps et en automne.

Contenu bientôt disponible

Guide des manifestations durables

L’Agenda 21 de la Ville d’Yverdon-les-Bains propose un guide pour aider les organisateurs de manifestations à insuffler plus de durabilité dans leurs évènements. Deux versions sont à disposition:

Kit manif

Plateforme vaudoise pour les organisateurs de manifestations. De nombreuses fiches pratiques par thèmes comme les déchets, la promotion de la santé ou la restauration sont à disposition

 

Vaisselle réutilisable

Plats à l’emporter

Privilégions des contenants réutilisables pour nos repas à l’emporter

  • En tant que client, choisissez de la vaisselle réutilisable pour vos repas à l’emporter et prenez uniquement le nécessaire.
  • En tant que restaurateur, proposez des contenants réutilisables, par exemple en adhérant au système ReCIRCLE et remplissez les contenants apportés par les clients

Des subventions pour les restaurants sont possibles. Prenez contact avec l’Agenda 21.

Fêtes et manifestations

Kit40 pour 40 personnes:

  • Optez pour de la vaisselle réutilisable lors de vos fêtes de famille, d’entreprises, pic-nic etc. grâce au kit 40 d’Ecomanif pour 40 personnes.  Plus d’informations ici.
  • En tant qu’yverdonnois-e, bénéficiez d’un bon de réduction de 50% (max Fr.30.-) sur la location d’un kit 40. Plus d’informations ici

Grande et petite manifesation:

  • Ecomanif vous propose de nombreux choix de vaisselle réutilisable pour tous types de manifestations.

Réparer

A Yverdon-les-Bains, plusieurs associations proposent de réparer ou revendre des objets (liste non-exhaustive), par exemple:

  • La Ressourcerie : récupère des objets jetés à la déchetterie et les relooke dans son atelier. Cette activité permet l’emploi de personnes en insertion sociale. Page facebook
  • Y-repair Café : association qui propose plusieurs fois par année des journée pour venir (faire) réparer des objets (électroménagers, informatique, couture) site internet
  • Magasins de deuxième main à l’instar de Ateapic.

Maniclette, ateliers de savoirs pratiques et durables

  • Des ateliers pour repenser les habitudes de consommation et acquérir des savoirs-faire utiles au quotidien.
  • Des fiches pratiques pour retrouver les informations traitées lors des ateliers.

Une collaboration entre la Bibliothèque publique et scolaire, l’Agenda 21 et l’association ICI.

Contact

Bureau de la durabilité

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